Bruno Barbey (1941/2020)

Bruno Barbey vient de mourir. Bien sûr, nous lui consacrons toute cette journée. Une grande tristesse et un joli souvenir nostalgique. 

La premiere fois que nous nous sommes rencontrés, c’était à Alger.
Le 21 juillet 1969, la nuit où Neil Armstrong à 3 heures 56 posa le pied sur la lune. Bruno était venu avec sa femme Caroline assister au 1er Festival Pan Africain d’Alger . Ils étaient très beaux tous les deux.
Archie Shepp jouait dans la Casbah. C’était magique!
Jean-Jacques Naudet 

“La photographie est le seul langage qui puisse être compris partout dans le monde.” 

Bruno Barbey 

Voici le communiqué de l’Académie des beaux-arts, où il avait été élu le 13 avril 2016. 

Monsieur Laurent Petitgirard, Secrétaire perpétuel, et les membres de l’Académie des beaux-arts ont la grande tristesse de faire part du décès de leur confrère Bruno Barbey, survenu le 9 novembre 2020 à l’âge de 79 ans. Bruno Barbey était membre de la section de photographie de l’Académie, où il avait été élu le 13 avril 2016. 

Sa disparition est une très grande perte pour la Compagnie aux travaux de laquelle il participait très activement. L’Académie des beaux-arts adresse ses plus sincères condoléances à son épouse Caroline, sa famille et à ses proches. 

Né au Maroc, de double nationalité suisse et française, Bruno Barbey a étudié la photographie et les arts graphiques à l’Ecole des Arts et Métiers de Vevey (Suisse). Grâce à un premier reportage en noir et blanc consacré à la société italienne des années 60 et soutenu par Robert Delpire, il rencontre Marc Riboud et Henri Cartier- Bresson et est coopté à l’agence Magnum dès l’âge de 25 ans. Au sein de Magnum, il a exercé tour à tour les postes de vice-président pour l’Europe de 1978 à 1979 et de président de Magnum International de 1992 à 1995. Parallèlement à son travail d’auteur, il a photographié les grands événements historiques de notre époque. Bruno Barbey revenait souvent sur les lieux de ses premiers reportages, parfois dix ou trente ans après, et voyait la photographie comme un travail de mémoire. Bruno Barbey était l’auteur d’une trentaine de livres, et a collaboré avec des auteurs tels que Jean-Marie Le Clézio, Tahar Ben Jelloun, Czeslaw Milosz, Jean Genet, Bernard Guetta, Philippe Tesson et Dom Moraes. 

En 1999, le Petit Palais à Paris a organisé une importante exposition de ses photographies prises au Maroc sur une période de trente ans. En 2016, la Maison Européenne de la Photographie à Paris, a exposé une rétrospective de ses photos qui est régulièrement présentée, depuis, à travers le monde. Bruno Barbey était l’auteur d’une soixantaine d’expositions qui circulent aujourd’hui encore en France et à l’étranger, à l’image de celle qui vient de se tenir à Istanbul (Turquie). 

Depluis plusieurs années, Bruno Barbey travaillait presque exclusivement en couleurs et ses photographies font partie de nombreuses collections de grands musées internationaux. 

En 2018, Bruno Barbey a publié un ouvrage consacré aux évènements de Mai 68, en collaboration avec l’écrivain Philippe Tesson. Son dernier ouvrage Colour of China (éditions PostWave à Beijing), est paru en 2019. 

http://www.academiedesbeauxarts.fr

tratto da “L’oeil de la photographie”

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